Identification des mécanismes écologiques et évolutifs contrôlant les chaines de transmission zoonotiques.

Financement : National Institutes of Health (RO1)

 

Résumé.

Plus des ¾ des terres émergées est soumise à des modifications d’origine anthropique. Ces pressions entrainent des changements majeurs dans la composition et la diversité des espèces, plus particulièrement lorsqu’elles s’exercent sur des forêts primaires. De nombreuses études ont cherché à établir des corrélations entre les dégradations d’habitats, la perte de biodiversité et l’intensité de la transmission de pathogènes zoonotiques, mais des résultats contradictoires ont nourri des polémiques passionnées. Le défi posé aux chercheurs, dans un contexte de réchauffement climatique rapide, est d’abandonner les approches descriptives et la recherche de corrélations pour des approches mécanistes et prédictives visant à proposer des mesures permettant d’améliorer la santé et la conservation des espèces. Pour relever ce défi, ce projet de recherche aura recours à des études de terrain dans des villages malgaches lourdement impactés par la déforestation et visera à modéliser comment les modifications environnementales perturbent les réseaux d’interactions liant l’homme, les animaux domestiques, les animaux sauvages et leurs parasites.

 

Porteur de projet :Charles Nunn, Duke University, Directeur du TRICEM (Triangle Center for Evolutionary Medicine)

 

Responsable d’action “parasite screening” :Pablo Tortosa, UMR PIMIT, Université de La Réunion